AccueilEditoMoiPolitiqueProjetLiens
 
Edito du 13/05/10 - Quelles classes
 
Dans la presse du 14 mai, Christian Eckert (Député) et Christian Ariès (Conseiller général) s'émeuvent de la situation scolaire pour laquelle nous devons nous préparer à la rentrée.Bien que je sois aussi dans l'émotion, je trouve leur réaction excessivement charitable. Je les renvoie à la lecture du Président de la Cour de Comptes Didier Migaud (PS) qui critique l'actuel fonctionnement de l'éducation nationale et sa structure archaïque, lourde, et « sans règles pour l'affectation des postes dans le premier degré ». D'après lui encore, « les budgets sont suffisants mais très mal utilisés ». D'ailleurs, les Ministres qui se succèdent, de Droite comme de Gauche, n'ont pas solutionné les problèmes de ce Machin.Regardons plus proche de nous, l'excellent travail réalisé par la CC2R pour regrouper les classes, faire une cantine et une garderie. Ceci a permis d'attirer des élèves à Cons la Grandville, dans une école adaptée à la vie des parents d'aujourd'hui. La CC2R a été pragmatique et loin de toute querelle idéologique. Elle rouvre une classe en septembre.Le dossier finalement enterré, du Regroupement Pédagogique Intercommunal de Saint-Jean les Longuyon, et sa volonté de concentrer tous les services (écoles, crèches, cantine) dans un seul village et sous un même toit, aurait certainement évité la fermeture d'une classe, à la rentrée prochaine à Grand-Failly.Les parents sont libres d'inscrire leurs enfants où ils veulent, et cela est très bien sur un territoire comme le nôtre où nous allons travailler à plusieurs dizaines de kilomètres de chez nous. Seulement, ils les inscrivent là où c'est le mieux pour eux et leurs enfants.S'en est fini de la petite école communale avec son tableau noir, et ceux qui s'y accrochent encore, la perdrons de toute manière. Les professeurs des écoles ont envie d'exercer dans des structures modernes et équipées. Il faut en finir avec des classes au décor des années 50. Non, Christian et Christian, ce n'est pas de la faute à la Politique gouvernementale si des classes ferment. C'est essentiellement de la faute à notre entêtement, à vouloir conserver ce qui ne fonctionne plus et refuser de dire la vérité en face.L’homme politique doit travailler pour ses aïeux mais doit s’engager pour ses petits-enfants.Le Président Mersch a inscrit, dans les statuts de la CCPL, la compétences des colis de fin d'année pour les personnes âgées. Ceci est louable mais n'est-ce pas en décalage avec les préoccupations d'aujourd'hui ?Inscrivons maintenant la Compétence pédagogique dans les Intercommunalités et commençons enfin à penser par créer des écoles du 21 siècle.Et ainsi, à chaque rentrée, nous inaugurerons des classes et gagnerons des professeurs immuables.
Cyril Cotinaut 2011.